Qui a dit qu'écrire sur ce qui fait mal ne fait pas du bien ?

Extrait :
« Pourquoi t’écrire à toi, me diras-tu ? Mais parce que des paroles sans destinataire ne sont pas vraiment des paroles. Sans écho, elles se perdent. C’est comme si elles n’avaient jamais existé. C’est écrire au vent, au désert, à l’abîme. Si personne ne m’écoute, autant continuer à me taire. Quelqu’un doit m’écouter. Et qui mieux que toi ? »
« Pourquoi t’écrire à toi, me diras-tu ? Mais parce que des paroles sans destinataire ne sont pas vraiment des paroles. Sans écho, elles se perdent. C’est comme si elles n’avaient jamais existé. C’est écrire au vent, au désert, à l’abîme. Si personne ne m’écoute, autant continuer à me taire. Quelqu’un doit m’écouter. Et qui mieux que toi ? »
Inutile de dire le plaisir que suscite la lecture de ce livre. Le thème assez classique de la femme délaissée, offre à Philippe Besson l’occasion de nous régaler de pages pleines de poésie. Il décortique la souffrance, la dissèque, l’examine à la loupe.
J’aime bien cette idée de lettres envoyées qui ne demandent pas de réponse. On ne sait plus si le personnage principal est cette femme que l’on a quittée ou l’homme auquel elle écrit.
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