Un nid de douleur

Ce ne sont pas des mots qu’Anne Bragance jette sur le papier.
C’est de l’émotion à l’état brut.
La déchirure, la douleur et la souffrance de son héroïne nous atteignent en plein cœur.
Chaque page nous livre un déferlement de sentiments : le doute, le désarroi, le vide, l’horreur de la solitude, l’abandon, le désamour…
Ca fait mal comme un coup dans l’estomac.
« Mais le pire survient dans ce moment où la solitude se nourrit de l’agonie du jour, y puise des forces nouvelle pour mieux vous spolier, vous amputer, vous désespérer. L’angoisse atteint son paroxysme à cette heure que l’on situe entre chien et loup, quand tombent les ombres du soir : c’est l’heure où les nourrissons pleurent sans raison, c’est l’heure où les solitaires connaissent les affres de la suffocation. »
Tranchant comme un scalpel et juste vrai. Magistral !