la vie à tout prix ?

Q’un homme plein de talent, installé professionnellement, marié, père de deux enfants soit atteint par le blues de la quarantaine, pourquoi pas ? Ça c’est déjà vu.
Qu’il décide, pour refaire sa vie de disparaître aux yeux du monde, y compris de ceux qui lui sont le plus proches, là encore c’est plausible puisque certains s’y sont même essayés.
Mais qu’il en passe par le découpage en morceaux de son voisin, et non moins rivale dans le cœur de sa femme, c’est tout bonnement incongru.
Le texte n’avait pas besoin de cette tache pour être intéressant et Douglas Kennedy dont j’ai déjà pu apprécier l’écriture aurait pu trouver un évènement différent pour lancer son personnage à l’aventure.
L’art de peindre la cruauté ordinaire y perd de sa force tant le propos est forcé.
Il y a un trop grand décalage entre cet homme épris de photo, de nature et quelque peu solitaire et le boucher sanguinaire qui termine son travail en barbecue marin.
Dommage.