Envoutement

Il n'y a pas de joie ou de bonheur dans ce livre là. Il n'y a pas de couleur, le décor n'apparaît que timidement sans réussir à transmettre un peu de cette palpitation du monde qui viendrait troubler ce pas de deux.
Mari est jeune, très jeune. Elle est solitaire et seule. Elle est pure, sans doute et dans tous les sens du terme. Mais elle est aliénée. Aliénée à un homme fou, pervers et amoureux... peut être.
Il devait être question d'une « histoire d'amour sans limite », mais je ne suis pas certaine que l'amour ait grand chose à voir avec cette relation de soumission et de violence.
Le don total de soi jusqu'à devenir la chose, le plaisir dans la douleur, la délectation dans la laideur semble bien éloignés de l'idée que l'on se fait de l'amour.
Mais peut être est-ce là l'enjeu de ce roman. Mettre de l'amour là où on ne l'imagine plus.